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Le doute chez l'entrepreneur...


Cher futur entrepreneur éducatif,


Je vous imagine arpenter les couloirs de votre appartement. Passer de la cuisine au salon. Ecrire un ou deux mails, regarder les dernières vidéos de Céline Alvarez, vous dire que c'est fabuleux de penser le monde de manière positive. Puis retourner à votre café, désormais froid. En doutant.


Je vous imagine particulièrement bien, parce que cet entrepreneur en herbe qui enchaîne les cafés froids en espérant que la solution miracle naîtra depuis votre cuisine, je l'ai aussi été.


La solitude du porteur de projet qui se demande s'il a les compétences, si la reconversion professionnelle qu'il s'apprête à opérer n'est pas une folie...commet classiquement plusieurs erreurs :


Erreur n°1 : imaginer toutes les possibilités d'échec

Oui, c'est humain. Et c'est même neurologique : le cerveau va d'abord se concentrer sur le négatif, sur la faille qui pourrait mettre en péril le projet. On l'appelle le biais de négativité. Un élément négatif l'emporte toujours sur un élément positif de même importance. Par exemple, une étude a montré que lorsque l'on doit juger des inconnus à partir de certains traits de leur personnalité (négatifs et positifs), leurs défauts qui marquent bien plus que leurs qualités, même lorsque les deux sont équivalents en nombre et en valeur.


Erreur n°2 : se comparer

Grâce à nos chers réseaux sociaux...et parce qu'il faut bien entretenir le doute, le porteur de projet a une certaine tendance à se comparer aux entrepreneurs qui ont réussi en ne lisant (cette fois) que l'histoire de leur succès, sans avoir accès à la difficulté et aux embûches du parcours de celui qu'ils adulent. Facebook, a lui-même reconnu fin 2017 que la sur-consommation de contenus pouvait avoir un effet néfaste sur le bien-être des gens. Agissant comme un démultiplicateur de découragement, la comparaison face à l’autre qui s’affiche sur son profil est difficilement évitable.

Des recherches expliquent également que notre cerveau d'aujourd'hui s’est conditionné à des interactions qui n’existaient pas auparavant. Il est stimulé automatiquement par la vibration de la notification et par le syndrome de la multitâche qui renforce majoritairement l’éparpillement et la non-concentration. (Et donc de notre fameux café qu'on laisse refroidir). Ces phénomènes atteignent la même région du cerveau que celle de la dépendance (drogue par exemple), noyée dans l’insatisfaction permanente.


Erreur n°3 : chercher de l'appui chez les autres

Au début d'une reconversion comme celle-ci, la majorité de notre entourage nous soutient. Avec un peu de crainte, certes. Mais l'engouement est là. Petit à petit, si le projet ne démarre pas aussi vite que prévu, l'entourage commence à moins y attacher d'importance et vous ne lisez plus l'admiration dans leurs yeux. Irrémédiablement, vous interprétez cela comme une preuve de leurs probables doutes sur vos compétences.

Mais vous l'aurez bien compris, le problème n'est pas réellement de savoir si les autres croient en vous...surtout lorsque ce qui vous fait rêver, ce sont ces mêmes vidéos d'éducation positive où on apprend aux enfants à croire en eux-mêmes...Voyez-vous le lien ? ;-)


Alors si vous voulez savoir comment éviter de répéter ces erreurs en buvant du café (ou du thé) froid, c'est par ici que ça se passe...




 

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